Steven Spielberg

Steven Spielberg
Qui aurait pu dire, le 18 décembre 1947, que venait de naître l'un des prodiges du cinéma ? Pas grand monde excepté, peut-être Madame Soleil. Toujours est-il que c'est à Cincinnati, dans l'Ohio, que voit le jour le petit Steven Spielberg. Ses parents, Leah et Arnold, le laissent vite exprimer son imagination. Spielberg s'abreuve de Fantasia, Bambi, Peter Pan, et tourne très vite ses premiers petits films avec la caméra Super-8 de son père. Des courts dont la qualité ira crescendo. Dès l'âge de 13 ans, il écrit ses propres scénarios, dessine lui-même des storyboards très détaillés et compose même les musiques de ses films. Curieux de tout, il s'initie également aux maquettes, à l'animation, aux prises de vue image par image, et réalise à 14 ans son premier «vrai» court métrage, Escape to Nowhere, qui recrée les campagnes du maréchal Rommel. Un film dans lequel Spielberg utilise... trois figurants ! Installé à Phoenix avec ses parents, il se prend de passion pour la science-fiction, et tourne en 1964 Fire Light, un film au budget mirobolant de 500 dollars. Diffusé dans une seule salle, il en récoltera 600. Mais 1964 marque également celle du divorce de ses parents. Pris dans la tourmente familiale, il s'installe en Californie et se voit refuser l'entrée d'une école de cinéma (tout comme Besson se verra refoulé de l'Idhec pour avoir cité Spielberg parmi ses réalisateurs préférés !). Qu'à cela ne tienne : Steven intègre la Cal State University de Long Island, à New York, et suit des cours d'anglais. Mais les quatre années d'université lui permettront surtout de se forger une culture cinématographique. Il découvre alors le cinéma européen, tourne de nombreux films expérimentaux et en visionne à la pelle. En 1968, il fait ses premiers essais dans le 35 mm et réalise le court métrage Amblin, avec l'aide de Allen Daviau, futur chef opérateur de E.T., La couleur pourpre et L'empire du soleil. Récompensé à divers festivals, Amblin vaut à son auteur une proposition de la Universal, qui lui offre un contrat de réalisateur télévision. Ainsi, en 1969, Spielberg réalise le pilote de la série "Night Gallery" et, en 1970, un épisode de "Docteur Marcus Welby". Par la suite, il réalisera six épisodes de séries : "Columbo", "Les règles du jeu"... Promis à un bel avenir télévisuel, Spielberg vise cependant plus haut. Aussi, quand sa secrétaire lui présente une nouvelle intitulée «Duel», écrite par Richard Matheson, il sent l'opportunité venir. Après seize semaines de tournage, "Duel", premier téléfilm personnel de Spielberg, est enfin en boîte. Acclamée lors de sa diffusion, l'œuvre sort en salles en Europe où le triomphe est immédiat, avec aussi à la clé le Grand Prix du Festival d'Avoriaz et quelques autres récompenses. Confiants en l'avenir de Steven Spielberg, David Brown et Richard D. Zanuck proposent à ce jeune talent de tourner son premier long métrage cinéma. Sugarland express est le fruit de cette volonté. L'année suivante, Spielberg s'inscrit définitivement dans le peloton de tête des jeunes réalisateurs américains en sortant Les dents de la mer. La consécration viendra deux ans plus tard, avec Rencontres du troisième type. Un chef-d'œuvre. Avec son ami George Lucas, qui vient de sortir Star Wars, Spielberg voit grand. A eux deux, ils mettent au point une idée de film : Les aventuriers de l'arche perdue. Le projet se concrétisera, avec le succès que l'on sait, en 1981. Fort de sa renommée, Steven Spielberg réalise le film qui doit succéder, dans sa logique, à Rencontres du troisième type : E.T. Sorti en 1982, le film est un hit gigantesque. Pendant onze années, E.T. détiendra le record de recettes aux États-Unis. Un record qui tombera sous les crocs acérés des tyrannosaures de Jurassic Park, autre réalisation Spielberg. En 1984 sortira le deuxième volet des aventures d'Indiana Jones, produit par Amblin Entertainment, société fondée par Spielberg, Kathleen Kennedy et Frank Marshall. L'argent amassé par les péripéties de l'archéologue Ford permet à Spielberg de changer de registre, et de tourner La couleur pourpre : le résultat est brillant, et le film reçoit 11 nominations aux Oscars. Empire du soleil et La liste de Schindler, l'un de ses plus beaux films, connaîtront le même destin. Aujourd'hui, Steven Spielberg est un réalisateur comblé et un producteur averti : après avoir produit la trilogie Retour vers le futur et quelques autres blockbusters comme Qui a peur de Roger Rabbit ?, Gremlins (dans lequel il fait une apparition à bord d'un fauteuil roulant électrique), Poltergeist (dont il est l'auteur), ou Men in Black, Spielberg a créé la série "Les contes de la crypte" (il a réalisé deux épisodes), et a fondé il y a deux ans SKG Dreamworks, avec Jeffrey Katzenberg (ex-responsable des studios Disney) et David Geffen (magnat du disque). Il est aujourd'hui de retour avec Le monde perdu, deuxième opus de Jurassic Park. Suivront ensuite Amistad (dont le tournage est terminé depuis plusieurs mois), l'histoire d'une révolte sur un bateau d'esclaves au XIXe siècle (avec Morgan Freeman, Anthony Hopkins, Matthew McConaughey), et Saving Private Ryan, un drame sur la Seconde Guerre mondiale avec Tom Hanks. Quant aux rumeurs qui l'annonçaient aux commandes des épisodes 2 et 3 de Star Wars, George Lucas a clairement fait entendre que Spielberg n'en serait pas le réalisateur. Toujours selon le même Lucas, le scénario d'Indiana Jones 4 serait d'ores et déjà écrit, et il aimerait beaucoup retrouver Spielberg et Ford pour ce film. Reste à connaître l'opinion des deux intéressés. En attendant, vous pourrez retrouver la patte Spielberg dans Jurassic Park Le monde perdu, où il fait une apparition fugace avec un pot de pop-corn à la main. Il avait déjà fait le coup dans les Blues Brothers et dans Gremlins...


Filmographie

Réalisateur

The Untitled Steven Spielberg/Abraham Lincoln Pr
oject (2007)

Tintin (2006)

Munich (2005)

Indiana Jones 4 (2005
)

The Rivals (2005)

Le Terminal (2004)

La Guerre des mondes (20
04)

Arrête-moi si tu peux (2002)

Minority report (2002)

A.I. I
ntelligence artificielle (2001)

Il faut sauver le soldat Ryan (1998)

Amistad (1997)

Le Monde perdu (1997)

La Liste de Schindler (1993
)

Jurassic Park (1993)

Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (19
91)

Pour toujours (1989)

Indiana Jones et la Dernière Croisade (19
89)

L'Empire du soleil (1987)

La Couleur pourpre (1985)
Ce film es
t projeté dans 1 salle(s)

Indiana Jones et le Temple maudit (1984)

La Quatrième Dimension (1983)

E.T. l'extraterrestre (1982)

Les Aven
turiers de l'Arche perdue (1980)

1941 (1979)

Rencontres du 3e type
(1977)

Les Dents de la mer (1975)

Sugarland express (1974)

Due
l (1971)


Scénariste

A.I. Intelligence artificielle (2001), de Steven
Spielberg

Les Goonies (1985), de Richard Donner

Poltergeist (1982),
de Tobe Hooper

Rencontres du 3e type (1977), de Steven Spielberg

Sugarland express (1974), de Steven Spielberg


Producteur

The Untitled
Steven Spielberg/Abraham Lincoln Project (2007), de Steven Spielberg

T
intin (2006), de Steven Spielberg

Lamps before the wind (2006), de Cli
nt Eastwood

Munich (2005), de Steven Spielberg

Indiana Jones 4 (200
5), de Steven Spielberg

Jurassic Park 4 (2005), de Simon West

Flag
s of our fathers (2005), de Clint Eastwood

Le Terminal (2004), de Steve
n Spielberg

Arrête-moi si tu peux (2002), de Steven Spielberg

A.I.
Intelligence artificielle (2001), de Steven Spielberg

Il faut sauver l
e soldat Ryan (1998), de Steven Spielberg

Amistad (1997), de Steven Sp
ielberg

La Liste de Schindler (1993), de Steven Spielberg

Fievel au
Far West (1991), de Phil Nibbelink

Pour toujours (1989), de Steven Sp
ielberg

L'Empire du soleil (1987), de Steven Spielberg

Bigfoot et l
es Henderson (1986), de William Dear

La Couleur pourpre (1985), de Ste
ven Spielberg
Ce film est projeté dans 1 salle(s)

La Quatrième Dimensio
n (1983), de Steven Spielberg

E.T. l'extraterrestre (1982), de Steven
Spielberg

Poltergeist (1982), de Tobe Hooper


Producteur délégué

S
eul au monde (2000), de Robert Zemeckis

Apparences (2000), de Robert Ze
meckis

Twister (1996), de Jan de Bont

Qui veut la peau de Roger Ra
bbit ? (1988), de Robert Zemeckis

La Grosse magouille (1980), de Robert
Zemeckis

Crazy day (1978), de Robert Zemeckis


Producteur exécutif


Transformers (2005), de Michael Bay

La Légende de Zorro (2004), de Ma
rtin Campbell
Ce film est projeté dans 3 salle(s)

The Talisman (2003)


MIIB (2002), de Barry Sonnenfeld

Jurassic Park III (2001), de Joe J
ohnston

Presque célèbre (2000), de Cameron Crowe

Mon beau-père et
moi (2000), de Jay Roach

Hantise (1998), de Jan de Bont

Fourmiz (19
98), de Eric Darnell

Le Masque de Zorro (1998), de Martin Campbell

Deep impact (1997), de Mimi Leder

Le Pacificateur (1997), de Mimi Lede
r

Men in Black - MIB (1997), de Barry Sonnenfeld

Balto chien-loup,
héros des neiges (1995), de Simon Wells

La Famille Pierrafeu (1993), d
e Brian Levant

Les Quatre Dinosaures et le Cirque magique (1993), de P
hil Nibbelink

Noises off (1992), de Peter Bogdanovich

Les Nerfs à v
if (1991), de Martin Scorsese
Ce film est projeté dans 1 salle(s)

Arac
hnophobie (1990), de Frank Marshall

Retour vers le futur III (1990), d
e Robert Zemeckis

Joe contre le volcan (1989), de John Patrick Shanley


Retour vers le futur II (1989), de Robert Zemeckis

Le Petit dinosa
ure et la vallée des merveilles (1988), de Don Bluth

L'Aventure intérie
ure (1987), de Joe Dante

Fiével et le nouveau monde (1986), de Don Blu
th

Une baraque à tout casser (1986), de Richard Benjamin

Les Goonie
s (1985), de Richard Donner

Retour vers le futur (1985), de Robert Zem
eckis

Gremlins (1984), de Joe Dante


Assistant de production

Faces
(1968), de John Cassavetes


Créateur

Frères d'armes


Acteur

Austin Po
wers dans Goldmember (2002), de Jay Roach lui-même

Vanilla sky (2001),
de Cameron Crowe lui-même

Le Monde perdu (1997), de Steven Spielberg
le mangeur de pop-corn

A century of cinema (1994), de Caroline Thomas L
ui-même

Gremlins (1984), de Joe Dante l'homme dans la chaise électriqu
e

Indiana Jones et le Temple maudit (1984), de Steven Spielberg un tour
iste à l'aéroport

Chambre 666, n'importe quand (1982), de Wim Wenders
lui-même

The Blues brothers (1980), de John Landis le receveur d'impôt
s

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 08:12

Modifié le samedi 07 juillet 2007 04:34

George Lucas

George Lucas
George Walton Lucas Junior, alias George Lucas, est né le 14 mai 1944 à Modesto, en Californie. Il grandit dans le ranch familial avec ses trois soeurs, Ann, Kate et Wendy. Ses parents, George Lucas Senior et Dorothy, ont une boutique cossue de fournitures scolaires. Très tôt, il se passionne pour les bandes dessinées puis pour les courses automobiles auxquelles il ne pourra participer comme il l'espérait à cause d'un accident à l'âge de 18 ans. En 1962, sa Fiat Biancina préparée pour les courses locales percute une Chevrolet Impala, il est éjecté du véhicule, six mois d'hôpital. "Vous ne pouvez pas connaître ce type d'expérience et ne pas ressentir profondément qu'il existe une raison ultime pour laquelle vous êtes encore là. C'est à partir de ce moment que j'ai choisi de passer mon temps à mettre à profit cette survie qui m'avait été accordée et d'essayer au maximum de lui donner un véritable intérêt", dira-t-il. Inscription à l'université de Modesto puis à l'université de cinéma de Californie du Sud (l'USC) de Los Angeles. Exempté du service militaire pour cause de diabète familial il connait le deuxième grand choc de sa vie: être condamné à un régime alimentaire sévère pour toute sa vie. Assistant-monteur de Verna Fields sur un film propagande pour le Président Johnson, il y rencontre sa future épouse, la monteuse Marcia Griffin. Mariage en 1969. Il travaille avec elle et entre dans une période de concentration optimum: tout pour le cinéma. Dix ans plus tard, le couple commence à voyager mais ne fonctionne plus. Après avoir adopté une petite fille en 1981 -- George Lucas est stérile -- ils divorceront en 1983. George Lucas fait construire son fameux Skywalker Ranch avec les premiers profits de Star Wars. Il se consacre beaucoup à sa fille Amanda et adopte seul deux autres enfants, Katie en 1988, et Jett en 1993. Il profite de la vie, fréquente les clubs de rock de Marin County, et se lie un moment avec la chanteuse Linda Rondstadt. Obsédé par la mauvaise qualité acoustique des salles de cinéma, il créé en 1982 avec l'ingénieur Tomlinson Holman le système sonore THX (Tom Hollman Experiment), label d'excellence haute-fidélité qui a conforté sa fortune et a fait de lui, outre un producteur, producteur associé, producteur délégué, producteur exécutif, cinéaste, scénariste, acteur, monteur, surtout un très riche, solitaire et mondialement connu homme d'affaires du cinéma. Les intrigues d'American Graffiti et de la saga Star Wars sont toutes bâties sur la question du passage à l'âge adulte, questionnement interne et personnel du réalisateur qu'un mauvais tournant fît basculer dans une vie qu'il n'avait pas prévue.
Lucas réal
ise en 1965 à l'USC (Université de cinéma de Californie) un premier court-métrage, Look at at life suivi de quelques autres, dont un tourné dans le désert Mojave. En 1967, il réalise Anyone who lived in a Pretty How Town en format wide-screen, puis The Emperor (20 minutes) qui, de par son protagoniste Bob Hudson -- grand disc jockey de la radio KBLA -- préfigure déjà le futur American Graffiti et son image de l'Amérique d'avant le Vietnam. Suit un autre court THX 1138 : 4EB (Electronic labyrinth, 15 mn, 12 semaines de tournage). Le prix de la Warner Bros reçu pour ce film lui permet de passer six mois dans ces studios où il a tourné mais où il ne s'entend pas avec ceux qu'il considère comme des fonctionnaires du cinéma.
Il rencontre Francis Ford Coppola dont il d
evient l'assistant et ami. En 1970, Coppola convainc la Warner de produire un long-métrage basé sur THX 1138. Ce sera The Rain People. Il tourne pendant sa réalisation le documentaire Filmamaker, Un Journal Intime. Les deux compères fondent American Zoetrope, studio destiné à aider les jeunes réalisateurs et à fabriquer des films expérimentaux avec le soutien de la Warner. Mais George Lucas rompt avec la Warner et fonde sa propre société, la Lucasfilm Limited. Il co-écrit avec Gloria Katz et Willard Huyck American Graffiti, sur les étudiants américains des années '50, et le produira grâce à la participation des studios Universal. Enorme succès, nommé cinq fois aux Oscars, qui rapportera 145 millions de dollars ! Il crée alors une nouvelle maison de production, l'ILM (Industrial Light and Magic), installé près de l'aéroport de Los Angeles et destinée à produire les effets spéciaux requis pour ses projets de films.
De 1973 à 1974, il écrit Star wars, futur succès planétai
re inspiré entre autres par La planète des singes, Flash Gordon, les contes de fées, la mythologie ancienne et les travaux théoriques de Joseph Campbell. La compagnie Sprokets Systems est fondée spécialement pour éditer cette série. Le premier Star wars, sorti en 1977, est un succès à tous points de vue. Lucas enchaîne avec Star wars: l'empire contre attaque réalisé par Irvin Kershner en 1980 et Star wars: le retour du Jedi, réalisé par Richard Marquand en 1983. Avec cette série et les prouesses d'effets spéciaux qu'il compose désormais dans un lieu tenu secret, le cinéaste devient en même temps qu'un producteur indépendant une sorte d'enchanteur à la tête d'un empire. Steven Spielberg lui présente Laurence Kasdan, avec laquelle il écrit un autre grand succès international: Les Aventuriers de l'Arche Perdue. Lucas s'associera avec Spielberg pour boucler la production film. Il bénéficie avec Richard Marquand d'une liberté qu'il n'avait pas eue avec Kershner. Il co-écrit et coproduit Indiana Jones et le temple Maudit qui sort en 1984 et remporte un Oscar pour les effets spéciaux. Le succès de la trilogie des Star Wars lui ayant donné une sécurité financière, il écrit et produit Willow réalisé par Ron Howard. Trois nominations aux Oscars mais peu de spectateurs. En 1988, il est producteur exécutif de Tucker: L'homme et son rêve, réalisé par Francis Ford Coppola, trois nouvelles nominations aux Oscars. L'année suivante, il produit Indiana Jones et la dernière Croisade qui devient numéro un au box-office américain en 1989. Puis il écrit et produit les Young Indiana Jones Chronicles dont la diffusion TV débute en 1992, avant de recevoir le prix Irving Thalberg. Il écrit et produit enfin en 1994 Radioland Murders. Poursuivant son incroyable expansion dans l'industrie cinématographique, le réalisateur homme d'affaires rachète Renderman, un puissant logiciel informatique développé par la société Pixar pour les créations digitales. Cette application permettant de concevoir les dinosaures de Jurassic Park, il prépare les éditions spéciales de la deuxième trilogie en repoussant les limites du numérique. Nouveau triomphe international. Entre 1978 et 1998, Lucas n'a directement réalisé aucun film, se consacrant à l'écriture, à la production et à différentes collaborations. 1999 voit le retour de Star Wars, épisode I intitulé La menace fantôme.
George Lucas gère
désormais avec Lucasfilm cinq sociétés gigantesques dont il contrôle le capital afin de rester le seul décideur exclusif de toutes les stratégies. Présidant la GLEF (George Lucas Educational Foundation), engagé auprès de l'Artists Rights Foundation, la Joseph Campbell Foundation, la Film Foundation et l'USC, il dirige aussi la LucasArts Entertainment Company LLC (fournisseur de jeux vidéos) et la Lucas Digital Ltd. LLC (gèrant avec Lucasfilm l'Industrial Light & Magic et le Skywalker Sound). Son THX Group vend des services techniques et de lucratives licences. A travers la Lucas Licensing Limited, il gère également les revenus des produits dérivés de Lucasfilm. "Je suis un fabricant de film plus qu'un réalisateur. J'aime le côté physique dans ma participation à l'élaboration d'une oeuvre et j'aurais certainement été un fabricant de jouet si je n'étais pas ce fabricant de film", dit-il.
Sa paranoïa -
- être victime d'un rapt -- le rend légèrement agoraphobe. Il vit souvent reclus dans la maison qu'il s'est fait construire à côté du Skywalker Ranch, son empire. Empereur d'un rêve, il s'isole avec ses trois enfants et rêve à ce qu'aurait pu être sa vie si un certain jour au volant de sa Fiat, il avait gardé le contrôle... et si une erreur lors de son inscription à l'université de photographie ne l'avait dirigé en section cinéma.
Note : "L'accident qui m'est arrivé m'a soudainement évei
llé vis-à-vis de ma propre personnalité et de mes sentiments. J'ai commencé à croire en mon instinct. Mon bac passé, j'ai ressenti que je devais poursuivre mes études et je l'ai fait. J'ai eu la même sensation ultérieurement lorsque j'ai décidé de rejoindre l'USC alors que tout le monde pensait que j'étais cinglé. Et j'ai à nouveau eu cette sensation lorsque j'ai décidé de mettre en oeuvre La Guerre des Etoiles: j'ai ressenti intimement à chaque fois qu'il s'agissait de choses que je devais accomplir et je m'y suis tenu".
Pour un budget initial de moins de
10 millions de dollars, La Guerre des Etoiles en a déjà remporté plus de 400 millions. Le Festival de Cannes 2005 attend avec ferveur la sortie de l'épisode III de la saga: Stars Wars: La Revanche des Sith.



Filmographie

Réalisation

Star Wars :
Episode 3 - La revanche des Sith (2004)
Star Wars :
Episode III - Revenge of the Sith

St
ar Wars : Episode 2 - L'Attaque des clones (2001)
S
tar wars : episode II - Attack of the clones

Star
Wars : Episode 1 - La Menace Fantôme (1999)
Star Wa
rs: Episode I - The Phantom Menace

L
a Guerre des étoiles (1976)
Star Wars


American
Graffiti (1973)

THX 11
38 (1971)

Short Chaos
10 (2000)
(court métrage)

Capti
vated '92: The Video Collection (1991)

THX 1138
:4EB (1970)

The Maki
ng of 'The Rain People' (1969)

Fil
mmaker (1968)

6-18-6
7 (1967)

Anyone Live
d in a Pretty How Town (1967)

The
Emperor (1967)

1:42
:08: A Man and His Car (1966)


Inte
rprétation

Star Wars : Episode 3 - La revanche des Sith (2004)
Star Wars : E
pisode III - Revenge of the Sith

Hook
ou la revanche du Capitaine Crochet (1991)
Hook

Indiana Jon
es et le Temple maudit (1984)
Indiana
Jones and the Temple of Doom

Le Flic
de Beverly Hills 3 (1994)
Beverly Hil
ls Cop III

Follow that
Bird (1985)

Tell Them
Who You Are (2004)

Em
pire of Dreams: The Story of the Star Wars Trilogy (2004)

In
diana Jones: Making the Trilogy (2003)

AFI's 10
0 Years... 100 Heroes & Villains (2003)


Ecriture


Star Wars :
Episode 3 - La revanche des Sith (2004)
Star Wars
: Episode III - Revenge of the Sith

S
tar Wars : Episode 2 - L'Attaque des clones (2001)
Star wars : episode II - Attack of the clones

Star
Wars : Episode 1 - La Menace Fantôme (1999)
Star W
ars: Episode I - The Phantom Menace

Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)
Indian
a Jones and the Last Crusade
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# Posté le dimanche 08 janvier 2006 08:25

James Cameron

James Cameron
Né le 16 août 1954 à Kapuskasing, Ontario (Canada), James Cameron grandit près des chutes du Niagara. En 1971, il s'installe à Brea, en Californie, où il étudie la physique à l'université de Fullerton, tout en travaillant comme machiniste, puis conducteur de camion. En 1978, alors qu'il souhaite se lancer dans une carrière cinématographique, Cameron réunit des fonds (prêtés par un consortium de dentistes !), et produit un court métrage en 35 mm. Il y assume la charge de producteur, réalisateur, co-scénariste, monteur, maquettiste, chef opérateur et superviseur des effets spéciaux. En 1980, son travaille sur ce film lui permet d'être embauché sur Battle Beyond the Stars, de Roger Corman. Sur ce film, comme sur les suivants, il portera plusieurs casquettes. Bien décidé à mettre en scène, Cameron parvient à se faire embaucher comme réalisateur de seconde équipe sur Galaxy of Terror, toujours de Corman, qui bénéficie d'un budget confortable. Pris par le temps, Corman demande à Cameron de réaliser des scènes de dialogue avec quelques-uns des acteurs principaux. C'est ainsi qu'il débute dans la réalisation. Son premier film ne tarde pas à se monter : Piranha 2 sort en 1981, et il en est co-réalisateur. Surexcité par ce travail, Cameron décide d'écrire un script qu'il mettra intégralement en scène.

Dès 1982, Terminator
est écrit. Il espère alors pouvoir le diriger, avec quelques poignées de dollars et son expérience des effets spéciaux. Après deux années de vaches maigres et de négociations inabouties pendant lesquelles il écrit deux scénarios (Aliens et Rambo 2, en collaboration avec Stallone), Cameron parvient enfin à trouver un studio, qui lui propose six millions de dollars pour mettre en images Terminator. Le succès est immédiat et le film glane 80 millions de dollars dans le monde. La sortie de Rambo 2 lui permet de concrétiser son deuxième scénario, Aliens, qu'il réalise finalement. Là encore, le succès est fulgurant et le film gagne deux Oscars sur les sept pour lesquels il était nominé. Rebelote en 1989 avec Abyss, qui l'impose définitivement comme une des valeurs les plus sûres de Hollywood, avec une capacité pour innover en permanence dans les effets spéciaux de la plus haute volée. Réalisateur de True lies et de Terminator 2, deux films aux budgets démesurés et aux résultats publics (heureusement pour lui) en proportion, Cameron est également co-fondateur, avec Stan Winston, de Digital Domain, une société d'effets spéciaux (c'est elle qui a pris en charge ceux de Titanic), et producteur heureux (Point break, Strange days, etc.).

Son
dernier film, Titanic, a été un des plus grand succès critique et commercial de tous les temps, mais il est aussi le film le plus cher produit ($ 200 M, sans compter le budget de promotion qui doit rajouter encore 50 ou 75 millions de dollars à ce chiffre). Titanic a été récompensé par 11 oscars, dont un pour James Cameron pour meilleur réalisateur, et un de meilleur film. Le film a déclenché au début de l'année 1998 une véritable vague de folie qui n'est retombée que six mois plus tard. L'acteur jouant Jack Dawson dans le film, Leonardo Di Caprio, a été harcelé pendant toute cette période par les fans et les journalistes. Et bizarrement, le film a relancé la mode des croisières en bateau...

Alors qu'actuellement
James Cameron prépare une mini-série sur Mars (il va réaliser le pilote de la série), il compte aussi réaliser un film révolutionnaire appelé pour l'instant, Mars Imax 3D, qui sera donc un film IMAX en 3D. Il s'est engagé auprès des scientifiques pour que ce film soit le plus proche de ce que nous connaîtrons quand l'homme ira sur Mars. James Cameron tient, grâce à ce film et sa série, à habituer le public à l'éventualité d'un départ pour Mars d'astronautes.

Quant
à son prochain film pour Hollywood, il semblerait que ce soit True Lies 2, qui a été annoncé officiellement, et pour lequel James Cameron a désigné un scénariste.



Filmographie

True Lies 2 (2002)
Titanic (1997)
T
erminator 2: 3-D (1996)
True Lies (1994)
Terminator 2: Judgment Day (1991)
A
byss, The (1989)
Aliens (1986)
Terminator, The (1984)
P
iranha II: The Spawning (1981)
Xenogenesis (1978)
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# Posté le dimanche 08 janvier 2006 08:29

Tim Burton

Tim Burton
Pour avoir une idée du monde particulier de Tim Burton, et de son imagerie, il suffit de lire son magnifique recueil de poèmes illustrés, La triste fin du petit enfant huître. On est très loin du monde Disney (où Tim Burton a pourtant fait ses premières armes en animation) avec ses petits personnages presque mortuaires tant ils sont seuls, souvent malheureux et surtout différents. Car l'œuvre de Tim Burton est tout entière un hommage à la différence, à la liberté de celui qui n'est pas comme pas les autres. Lui-même n'était pas un petit garçon comme les autres.

T
im Burton est né il y a bientôt 42 ans dans une petite banlieue de Los Angeles, Burbank. Burbank est une de ces banlieues résidentielles sans âme où les gens se ressemblent tous. Or Tim Burton est un garçon rêveur et introverti qui s'adapte mal à cet urbanisme. Il est à noter cependant que sont présents dans cette ville de prestigieux studios (Warner Bros, Disney, Columbia, NBC). C'est le monde dans lequel Tim Burton va se réfugier, le cinéma. Mais, de même qu'il est un garçon marginal, il s'intéresse au cinéma marginal. Les références cinématographiques du cinéaste/cinéphile Tim Burton sont à chercher dans son enfance. Tout ce que les années 50 ont produit de séries B fantastiques et de science-fiction (Jacques Arnold, Byron Haskin, Ed Wood...), mais aussi les Britanniques de la Hammer (toute la série des Dracula et des Frankenstein produits dans les années 60 et 70 avec Christopher Lee et Peter Cushing), les années 30 avec Tod Browning (Freaks) et James Whale (Frankenstein, La momie...). Ses acteurs fétiches sont évidemment Boris Karloff, Bela Lugosi et surtout Vincent Price qu'il a rencontré avant sa mort.

Quand il
se lance dans la réalisation en 1986, c'est pour nous présenter un premier personnage complètement décalé, le burlesque Pee Wee (Pee Wee big adventures). Il ne s'agit sans doute pas de son meilleur film, mais il nous donne une indication sur les personnages et les histoires que Tim Burton va créer tout au long de ses réalisations. Il poursuit avec le sous-estimé Beetlejuice (1988) où Michael Keaton interprète un fantôme dégueulasse, pervers et farceur dans une maison hantée. Le ton du film s'oriente un peu plus vers la satire d'une certaine Amérique (celle de la banlieue de Burbank) et derrière les gags grossiers de Beetlejuice, on perçoit déjà la revendication de la différence qu'elle soit physique, idéologique ou esthétique.

E
n 1989, Tim Burton prend du grade dans la société d'Hollywood, avec une énorme production : Batman. Une adaptation très personnelle et très fine de ce personnage de comics desservie par une pléiade de très bons comédiens : Jack Nicholson, Michael Keaton, Kim Bassinger, Jack Palance... L'univers de Gotham City est iconographiquement très réussi et une fois de plus Burton nous présente un personnage solitaire (parce que schizophrène et en deuil). Trois ans plus tard, il fait intervenir de nouveaux personnages dans Batman returns (1992). Cette suite est supérieure au premier, notamment grâce aux personnages de Pingouin (interprété par Danny De Vito), et la sublime et sadique Catwoman interprété par la non moins sublime Michelle Pfeiffer.
Entre
temps, en 1991, Tim Burton réalise son film le plus personnel avec Ed Wood (1995), Edward aux mains d'argent. Dans les deux films, il confie le rôle principal à Johnny Depp, magistral comme d'habitude. Le ton plus mélancolique et les personnages sont définitivement en dehors de la réalité.

En 1992, i
l rencontre la très belle Lisa Marie, ex-mannequin, qu'il ne quittera plus. Il lui offre des rôles à chaque fois plus importants. Elle incarne Vampira dans Ed Wood, la ravissante dévoreuse martienne dans Mars attacks ! (1997) et enfin la machiavélique Lady Von Tassel dans Sleepy Hollow (1999).

Après Ed
Wood, hagiographie au réalisateur de Plan 9 from outer space, Tim Burton réalise Mars attacks ! (1997) , hommage aux séries B des années 50 et véritable parodie d'Independance Day (même si Tim Burton s'en défend). C'est d'ailleurs la lecture la plus intéressante du film tant Burton met en exergue le ridicule du film de Roland Emmerich.

Enfin, en 1999, i
l retrouve Johnny Depp aux côtés de Christina Ricci dans Sleepy hollow, la légende du cavalier sans tête. Une fois de plus, c'est Danny Elfman qui signe la très belle musique du film. La photographie et les décors sont sublimes. En attendant son adaptation de Superman (projet qui semble en suspens), Tim Burton travaille sur une adaptation du roman de Pierre Boulle, La planète des singes.


Filmographie

Réa
lisateur

Believe
it or not ! (2006)

L
es Noces funèbres de Tim Burton (2004)
Ce
film est proje dans 27 salle(s)

Char
lie et la chocolaterie (2004)
Ce
film est projeté dans 15 salle(s)

Big
fish (2003)
C
e film est projeté dans 1 salle(s)

La Planète des singes (2001)

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête (1999)
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)

Mars a
ttacks ! (1996)

Ed Wood (1994)
Ce fil
m est projeté dans 1 salle(s)

B
atman, le défi (1991)

Edward
aux mains d'argent (1990)
Ce film est projeté dans 1 salle(s)

Ba
tman (1989)

B
eetlejuice (1988)

Pee
Wee Big Adventure (1985)
Ce fi
lm est projeté dans 1 salle(s)

F
rankenweenie (1984)

V
incent (1982)


Scénariste

L'Et
range Noël de M. Jack (1994), de Henry Selick
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)

Edward
aux mains d'argent (1990), de Tim Burton
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)

Be
etlejuice (1988), de Tim Burton

Fra
nkenweenie (1984), de Tim Burton

Vincent (1982), de Tim Burton


Producteur

Les N
oces funèbres de Tim Burton (2004), de Mike Johnson
Ce fi
lm est projeté dans 27 salle(s)

Mars at
tacks ! (1996), de Tim Burton

Batman Forever (1995), de Joel Schumacher

E
d Wood (1994), de Tim Burton
Ce film
est projeté dans 1 salle(s)

L'
Etrange Noël de M. Jack (1994), de Henry Selick
C
e film est projeté dans 1 salle(s)

Batm
an, le défi (1991), de Tim Burton

Edwa
rd aux mains d'argent (1990), de Tim Burton
Ce fil
m est projeté dans 1 salle(s)


Directeur artistique

L'Et
range Noël de M. Jack (1994), de Henry Selick
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)


Chef dé
corateur

Vincent
(1982), de Tim Burton


Anim
ation et effets visuels

Tara
m et le chaudron magique (1985), de Ted Berman

Rox et
Rouky (1981), de Richard Rich


Sur une idée de

Les Noces funèbres de Tim Burton (2004), de Mike Johnson
C
e film est projeté dans 27 salle(s)


Acte
ur

De Su
perman à Spider-Man: l'aventure des super-héros (2001), de Michel Viotte lui-même

A cent
ury of cinema (1994), de Caroline Thomas Lui-même

Singles (1992), de Cameron Crowe Brian

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 08:35

Quentin Tarantino

Quentin Tarantino
Quentin Tarantino est né en 1963 à Knoxville, dans le Tennessee. Il passe son enfance au sud de Los Angeles et commence à s'intéresser au cinéma très jeune. À 22 ans, il décroche un job dans un vidéoclub de Manhattan Beach (Californie) et passe ses journées à regarder des films avec son ami Roger Avary, le futur réalisateur de Killing Zoe. En 1986, il écrit son premier scénario, My Best Friend's Birthday. Ce dernier restera inachevé. L'année suivante, il enchaîne avec le script de True Romance et Natural born killers (qui sera réalisé par Oliver Stone en 1994). En 1990, il arrive à vendre le script de True Romance pour la somme de 50 000 dollars.

Le film sortira en 1993 sous la direction d
e Tony Scott. Film pas vraiment bon dans lequel on y retrouve pourtant une pléthore de stars, telles que : Brad Pitt, Christopher Walken, Christian Slater, Gary Oldman, et surtout la très talentueuse Patricia Arquette.

Mais entre temps, grâce notamment
à l'argent qu'il a gagné avec le scénario de True romance, Quentin Tarantino a eu le temps de passer derrière la caméra et de montrer qu'il avait du talent à revendre. En effet, en 1992 sort Reservoir dogs (les frères Weinstein qui viennent de créer Miramax décident de produire le film), excellent polar moderne qui emprunte énormément à une culture du polar asiatique (Tarantino ne se ventera jamais de s'être largement "inspiré" de City on fire (1989), polar culte de Ringo Lam avec Chow Yun-Fat), mais aussi à la grande tradition du polar des années 60-70. La distribution y est époustouflante : Tarantino lui-même, Chris Penn, Tim Roth, Steve Buscemi, Harvey Keitel et Michael Madsen. On voit tout de suite que la mise en scène est méticuleusement soignée et au service d'un scénario béton. On assiste qui plus est à une des plus longues agonies du cinéma. Le film est une grande réussite, un des meilleurs polars des années 90 et un succès public.

C'est en 1992, pendant la promotion mondiale du film, que Ta
rantino écrit Pulp fiction. Film dont la déconstruction narrative ne se justifie pas toujours, Pulp fiction n'en est pas moins une œuvre d'une grande intelligence. Une fois de plus, Tarantino a su gérer tous les comédiens qui défilent sur son plateau : Bruce Willis, Uma Thurman, Christopher Walken, Rosanna Arquette, Samuel L. Jackson, John Travolta, Ving Rhames... et montrer qu'il était capable de faire un cinéma intelligent. La plus grande vertu du film est sans doute son humour et ses dialogues consubstantiels. D'ailleurs, ce second film est salué par une palme d'or au festival de Cannes et par une recette record de plus de 100 millions de dollars.

Entre temps, Tarantino s'amuse (produc
tion, écriture, rôle...) avec les films de Roberto Rodriguez (El Mariachi, Desperado qui nous fit découvrir la très belle Salma Hayek, ou encore Une nuit en enfer...). Quentin Tarantino est devenu en deux ans le nouveau jeune prodige du cinéma américain. Mais certains lui reprochent de faire dans la facilité et ne voient en lui qu'un habile petit artisan qui recycle toute sa cinéphilie. L'idée est sans doute un peu rude et l'on préférera reconnaître que s'il n'a peut-être pas les talents inventifs qu'on lui prête, Tarantino est un metteur en scène très doué et qui a de très bonnes idées.

Son dernier film confirme largement ce
jugement. En 1997, Tarantino commence la réalisation de ce qui sera un des meilleurs films de la décennie et un des plus beaux hommages au cinéma américain des années 70, Jackie Brown. Adapté de Punch Creole d'Elmore Leonard, ce polar nostalgique est d'une finesse incroyable. L'auteur y réhabilite la superbe Pam Grier, égérie de la Blaxploitation, Robert Forster, offre un rôle déroutant à Robert De Niro, souligne toute la classe de Samuel L. Jackson, nous montre une fois de plus que Michael Keaton est un grand comédien, et signe un vrai petit chef-d'œuvre. Il va sans dire que les choix de musiques sont parfaits. Avec Jackie Brown, Quentin Tarantino a franchi un nouveau palier, celui des grands cinéastes. On lui souhaite de continuer dans cette voie.


Filmographie

Réalisateur

Inglor
ious bastards (2005)

Sin Cit
y (2004)

Les Experts (2004)
- Saison 5 SÉRIE TV
épisode : 24,
24, 25, 25

Kill Bill: Volume
2 (2003)

Kill Bill: Volume
1 (2003)

Jackie Brown (1997)


Four rooms (1995)

Pulp f
iction (1994)

Urgences (1994
) - Saison 1 SÉRIE TV
épisode :
25

Reservoir dogs (1992)


S
cénariste

Inglorious bastards (
2005), de Quentin Tarantino

Kill Bill: Volume 2 (2003), de Quentin Tarantino

Kill Bill: V
olume 1 (2003), de Quentin Tarantino

Jackie Brown (1997), de
Quentin Tarantino

Rock (1996
), de Michael Bay

Une nuit e
n enfer (1996), de Robert Rodriguez

Four rooms (1995), de All
ison Anders

Pulp fiction (19
94), de Quentin Tarantino

Tu
eurs nés (1994), de Oliver Stone

True romance (1993), de Tony
Scott

Reservoir dogs (1992)
, de Quentin Tarantino


Produc
teur

Hell ride (2005), de Larry
Bishop

Killshot (2005), de
John Madden

Kill Bill: Volum
e 2 (2003), de Quentin Tarantino


Producteur exécutif

Hostel
(2005), de Eli Roth

Daltry C
alhoun (2005), de Katrina Holden Bronson

Une nuit en enfer (1
996), de Robert Rodriguez

Fo
ur rooms (1995), de Allison Anders


Producteur associé

Past M
idnight (1992), de Jan Eliasberg


Sur une idée de

Les Experts
(2004) - Saison 5 SÉRIE TV
épiso
de : 24, 24, 25, 25


Acteur

He
ll ride (2005), de Larry Bishop Comanche

Alias (2003) - Saiso
n 3 SÉRIE TV
épisode : 13 McKena
s Cole

Alias (2001) - Saison
1 SÉRIE TV
épisode : 12, 13 McKe
nas Cole

Little Nicky (2000),
de Steven Brill Deacon

Jacki
e Brown (1997), de Quentin Tarantino La voix de la machine (vo)

Full Tilt Boogie (1997), de S
arah Kelly Lui-même

Une nuit
en enfer (1996), de Robert Rodriguez Richard Gecko

Girl 6 (1
996), de Spike Lee Q.T.

Desp
erado (1995), de Robert Rodriguez L'homme dans le pick-up

Fou
r rooms (1995), de Allison Anders Chester (segment The man from Hollywood)

Somebody to love (
1994), de Alexandre Rockwell le barman

Reservoir dogs (1992)
, de Quentin Tarantino Mr. Brown

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 08:45